Aujourd’hui le sport est devenu un phénomène de société. Son poids économique, sa place dans les médias, ses capacités éducatives et sociales, son impact sur la santé, sa contribution au développement local et à l’aménagement du territoire, ses dérives financières et comportementales multiplient les enjeux de son évolution et de sa gouvernance.
Chaque jour plus pesants, ces enjeux économiques, marketing et médiatiques, menacent et altèrent l’éthique du sport. Sur les terrains plus modestes, la violence et le racisme s’invitent également trop souvent. De cela, nous ne voulons pas, nous ne voulons plus. Et nous réaffirmons notre conception du sport, un sport laïque qui peut se résumer en quelques notions et valeurs : éducation, bien-être, rencontre, culture, identité, association, plaisir, innovation, apprentissage, expression, engagement… Une liste qui n’est pas exhaustive.
Pourquoi s’exprimer ainsi ? Parce que le statut de fédération scolaire de l’Usep et le caractère affinitaire de l’Ufolep nous protègent des pressions. Parce que nous ne sommes ni concernés par les pratiques de haut niveau ni engagés par la défense d’un sport plutôt qu’un autre, et donc plus libres de notre parole. Parce que, en tant que fédérations sportives au sein de la Ligue de l’enseignement et membres du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), l’éducation et l’utilité sociale sont au cœur de notre vocation.
Si nous prenons la parole, c’est au nom de pratiquants représentatifs de toute la société. Notre public va de l’enfant découvrant les habiletés de son corps à la personne âgée soucieuse de son entretien physique, en passant par l’adolescent épris de sensations et l’adulte souhaitant vivre pleinement leur temps libre. Nous proposons des activités de loisirs et de pleine nature mais aussi des pratiques compétitives traditionnelles. Nous sommes présents partout en France et nous nous efforçons de toucher ceux qui restent trop souvent « hors jeu » : femmes, jeunes des cités ou des zones rurales, personnes handicapées…
Le sport est leur bien commun, notre bien commun, et nous refusons qu’il soit instrumentalisé. Oui, pour nous le sport est générateur de plaisir, support d’apprentissage, révélateur d’identité, objet de culture, vecteur de santé et raison d’engagement. Il est tout cela à la fois, au service de l’humain. Alors vous aussi, enrichissez le débat et notre action ! Saisissez-vous du « Sport que nous voulons » et portez-le avec nous, car c’est le vôtre